Sur Les Pointes…en danseuse
À l’heure où le dossier me presse comme un Lemon d’écrire un édito, voilà que je pense au vélo…
Cela fait 5 ans, mineur de rien, qu’on s’accroche à notre maillot jeune, mordant le guidon, flirtant avec le goudron, s’obstinant, obstinés à boucler la grande boucle à grands coups de petits ronds.
Je pense au vélo, car cette année encore, on enroule du braquet, et que chaque édition pour nous c’est un peu le Tourmalet, les Alpes ou un Paris-Roubaix.
L’important, m’a-t-on dit, c’est d’être toujours en selle, la roue libre et la tête haute, en dehors du peloton des grands festivals dopé aux sprinters des maisons de disques.
Car on gagnera peau d’homme à viser le podium, nous on préfère en garder un peu sous la pédale, comptez les pavés, se dire qu’on l’a échappée belle dans cette belle échappée.
On préfère prendre le temps dans cette course contre la montre, de claquer une bise à sa petite reine ou bien de faire un clin d’oeil à la voiture balai.
Car même si un jour on a le vent en poupe, on sera jamais des Eddy Merx.
Au festival Sur Les Pointes on vise pas les sommets, juste de pas être assomé.





